Clarity
Retour
Photo · Le Figaro
Société

Anne Hidalgo s'exprime sur France Inter après les plaintes pour agressions sexuelles

9 septembre 202610 rédactions
En direct

L'ancienne édile parisienne répond aux accusations des familles de victimes sur les manquements supposés de la municipalité.

L'ancienne maire de la capitale, Anne HidalgoQuiancienne maire de Paris, est intervenue sur les ondes de France InterQui face au journaliste Benjamin DuhamelQui. Cette prise de parole intervient après le dépôt de plaintes visant des agissements commis par des animateurs municipaux pendant les activités extrascolaires. L'ex-édile a affirmé comprendre la détresse ressentie par les proches et soutenir pleinement les démarches des famillesQui concernées par ces faits. Elle a insisté sur le refus de toute faute pénale imputable à l'exécutif parisien, tout en admettant que des défaillances ont empêché la détection précoce de certains comportements délictueux au sein des établissements scolaires.

Durant cette prise de parole radiophonique, Anne HidalgoQuiancienne maire de Paris a soutenu le protocole administratif mis en œuvre sous son mandat pour traiter les signalements et encadrer les personnels municipaux. L'ancienne responsable a déclaré : « En tant que maire de Paris, savoir que malgré tous les process, tout ce qu’on a mis en place, tout ce qu’on a fait pour accompagner la parole des victimes, il y a eu des prédateurs qui sont passés entre ». Elle a fait valoir que les alertes transmises aux services compétents ont conduit à des mesures internes dès leur réception. L'ancienne maire a cependant formulé un regret explicite concernant sa gestion humaine du dossier, estimant dommageable de ne pas s'être rendue directement auprès des parents d'élèves lors des réunions organisées au sein des écoles parisiennes durant le printemps.

Les explications de l'ancienne responsable municipale ne dissipent pas les griefs exprimés par la partie civile. Le représentant légal des plaignants, Maxime DelacarteQuiavocat des familles plaignantes, reproche à la municipalité d'avoir tardé à écarter les personnes soupçonnées et d'avoir manqué à ses obligations de protection envers les élèves confiés aux animateurs de la collectivité. L'avocat a ainsi affirmé : « La Ville de Paris savait, mais elle n’a pas agi pour assurer la sécurité de nos enfants ». Les plaignants dénoncent un défaut d'information des parents ainsi qu'une lenteur des services centraux face à des alertes répétées, justifiant selon eux l'ouverture d'investigations pour non-assistance à personne en danger.

L'intervention a également provoqué des réactions vives sur la scène politique. L'eurodéputée Sarah KnafoQuieurodéputée Reconquête a dénoncé les propos tenus à l'antenne, fustigeant la métaphore employée par l'ex-maire pour qualifier les failles de la chaîne de contrôle et reprochant à la direction municipale de se soustraire à ses responsabilités devant des crimes commis contre des enfants. D'autres représentants de l'opposition municipale et parlementaire ont également critiqué la communication de l'ancienne élue, estimant que la collectivité territoriale devait répondre des dysfonctionnements internes constatés dans les écoles. Les plaignants attendent désormais les arbitrages judiciaires afin d'établir si des responsabilités individuelles ou institutionnelles doivent être engagées dans ce dossier.

Anne HidalgoFrance Inter

Comment on en est arrivé là

  1. 8 septembre 2026Anne Hidalgo s'exprime sur France Inter face à Benjamin Duhamel concernant les agressions sexuelles dans le périscolaire.2 rédactions
  2. 9 septembre 2026Anne Hidalgo s'exprime sur France Inter après les plaintes pour agressions sexuellesvous êtes ici · 10 rédactions
Mis en avant · Le JDD
Le JDDDroite

Scandale du périscolaire : Anne Hidalgo accusé de minimiser la responsabilité de la mairie de Paris

« Anne Hidalgo refuse d’imputer le scandale du périscolaire à des faillites de la mairie de Paris, mais refuse dans le même temps tout mea culpa. »
Lire l'article